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Nathalie Ross, c.o., psychothérapeute, superviseure clinique
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Quand apprendre est une torture, faire un choix devient un calvaire!

octobre 7, 2026/0 Commentaires/dans Articles/par Nathalie Ross

Chers parents,

Les années qui précèdent le choix professionnel d’un étudiant sont souvent déterminantes pour l’orientation de sa carrière future. En effet, la vie scolaire d’un enfant est constituée d’étapes qui sont souvent des passages obligés pour lui permettre d’atteindre certains objectifs : le passage du primaire au secondaire, le passage du secondaire au cégep ou à la formation professionnelle, et ainsi de suite.

Ce qui, pour plusieurs, est quasiment une route tracée d’avance et qu’ils suivent allègrement, constitue, pour d’autres, un chemin tortueux qu’ils ont envie d’abandonner à tout moment. Lorsque les apprentissages sont difficiles, les résultats en sont possiblement affectés. Lorsque les résultats sont affectés, l’impact est direct sur les choix qui s’offriront à l’élève, notamment à son entrée au cégep. Déjà que choisir n’est pas facile à l’âge où rien n’est sûr et où l’on se cherche, imaginez si en plus, vos notes ne vous permettent pas d’aller vers le seul programme qui vous semblait potentiellement intéressant. Comment ne pas se décourager et avoir envie de tout jeter par-dessus bord?

Pour vous, les parents, une telle situation n’est pas non plus de tout repos.

Les inquiétudes surgissent et s’accompagnent de préoccupations réelles quant à l’avenir de votre jeune. Vous pouvez avoir le sentiment que ses difficultés viennent de compromettre à tout jamais ses chances de réussite. Comment peut-on l’accompagner dans ces moments difficiles? Comment peut-on l’aider à ne pas tout lâcher et à regarder l’avenir avec espoir?

L’écoute est souvent la première chose dont les jeunes ont besoin.

Résistez à l’envie de lui prodiguer des conseils ou de carrément lui dire quoi faire, voire de lui dicter quel programme il devrait choisir. Votre vision des choses, vos valeurs et vos inquiétudes ne sont pas nécessairement les mêmes que les siennes. Bien des parents souhaitent que leur enfant se dirige vers un domaine qui lui assurera une sécurité d’emploi, par exemple, un certain statut social ou encore un revenu élevé. Bien que légitime, cette façon de voir son futur n’est peut-être pas en accord avec ce que le jeune a en tête, d’autant plus s’il a vécu des difficultés à l’école. De plus, malgré l’importance des pairs et leur influence à cet âge, vous êtes sans doute une importante source d’influence vous aussi. Il a d’ailleurs été démontré que la pression de l’entourage, les exigences des parents, la quête de la performance sont, entre autres, des éléments qui viennent directement affecter et parfois nuire au processus décisionnel. Ajoutés à cela le fait de se chercher, de se comparer, de vouloir faire plaisir, de ne pas décevoir… vous avez là un mélange parfait pour empêcher n’importe qui d’arriver à faire un choix qui tienne la route. Que dire alors des jeunes qui se retrouvent avec l’impression de devoir choisir avec certitude, alors que c’est l’incertitude qui les habite? De devoir choisir alors qu’ils ont l’impression de ne pas avoir de choix?

 

Vous vous sentez dépassés par la situation et vous ne savez pas quoi dire à votre jeune? N’hésitez pas à le référer à un professionnel de l’orientation qui aura l’objectivité nécessaire pour l’écouter, l’aider à mieux comprendre ses besoins, ses intérêts, sa façon de fonctionner, ses facteurs de réalité, les options qui s’offrent à lui, les parcours possibles. Bref, pour l’aider à cheminer et à prendre sa vie en main.

 

* Dans le but d’alléger le texte et d’en faciliter la lecture, le générique masculin est utilisé comme genre neutre.    

 

Parution originale : 25 septembre 2024

Nathalie Ross
Nathalie Ross, c.o. et psychothérapeute, travaille depuis plusieurs années à titre de conseillère d’orientation et de psychothérapeute auprès d’une clientèle variée, en pratique privée et pour l’organisme en employabilité CODEM. Elle est également superviseure clinique pour des équipes de c.o. et de c.e. et donne aussi à l’occasion des ateliers de formation et des conférences. Elle travaille avec la perspective psychogénétique depuis ses études en orientation à l’UQAM et avec la perspective ACT depuis quelques années. Elle est également présidente de l’Institut de recherche fondamentale et clinique en psycho-orientation (IRFCPO), institut qui chapeaute la perspective psychogénétique.
https://co-ross.com/wp-content/uploads/2026/10/Image-article.jpg 450 750 Nathalie Ross http://co-ross.com/wp-content/uploads/2026/09/logo-co-ross-blanc.png Nathalie Ross2026-10-07 21:26:002026-10-07 21:28:19Quand apprendre est une torture, faire un choix devient un calvaire!
L’engagement : OUI, je le veux!

L’engagement : OUI, je le veux!

septembre 15, 2026/0 Commentaires/dans Articles/par admin

L’engagement… à notre époque, on dirait que pour plusieurs ce mot a un côté un peu vieillot, dépassé. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, l’engagement était mis de l’avant autant par les personnes que par les institutions. Si on se mariait, c’était pour la vie; il était fréquent que les gens travaillent pour le même employeur pendant 30 ans; les joueurs du Canadien avaient le CH tatoué sur le cœur et ainsi de suite.

Au fil du temps, il semble y avoir eu un changement de perception par rapport à ce concept. L’engagement est devenu plutôt synonyme de stagnation, de manque d’ambition, voire d’ennui.

Les gens étaient encouragés, par exemple, à envisager de changer de carrière quelques fois dans leur vie. Les relations étaient vues comme devant répondre à (tous) nos besoins, sinon il était préférable d’aller voir ailleurs. Les compagnies se sont mises à offrir des postes temporaires, sur appel. L’engagement est devenu dépassé, moins valorisé, moins mis de l’avant.

Des questions en découlent : Est-ce que les gens étaient plus engagés avant? Est-ce que le fait de travailler 30 ans pour la même compagnie fait de moi quelqu’un d’engagé? Est-ce que le fait d’être en couple pendant 30 ans fait de moi quelqu’un qui s’est engagé dans ce couple? La réponse à ces questions n’est pas automatique : on peut travailler 30 ans pour une même compagnie et détester chaque minute de ces 30 ans. De même, il y a des couples qui ont passé leur vie ensemble et de qui on apprend, après coup, qu’ils ne se parlaient presque plus ou que leur vie au quotidien était l’enfer. Où est l’engagement dans ces deux cas?

Mais au fait, qu’est-ce que l’engagement? Dans le domaine professionnel, on parlera souvent d’un état psychologique qui amène la personne à éprouver de l’attachement envers un métier et les pratiques qui en découlent, envers un domaine, envers son milieu professionnel. Au point de vue amoureux ou relationnel, la définition est similaire, car là aussi on parlera d’attachement. L’engagement peut également être défini comme le fait de se consacrer à quelqu’un, à quelque chose; comme le fait de se donner une direction et de, littéralement, creuser son sillon. J’ajouterais à cela le fait que l’engagement, par la notion d’attachement, ne signifie donc pas de faire les choses ou d’être en relation en mode « pilote automatique ».

La nuance est importante, car elle fera vivre, à la personne engagée et à ceux et celles qui la côtoient, une expérience différente de celle d’être face à une personne qui fait les choses du bout des lèvres.

Pensez-y : préféreriez-vous rencontrer un professionnel de la santé qui aime son métier et qui s’investit auprès de ses patients ou un professionnel qui vous regarde à peine et pour qui vous n’êtes qu’un dossier de plus ?

Nous avons tous connu des enseignants ou des enseignantes qui nous ont marqués. Plus près de nous, nous avons peut-être eu des parents qui nous ont montré ce chemin par leur propre exemple. Les personnes que nous admirons sont souvent des personnes qui se sont engagées, justement, dans leur profession, dans leur couple, envers leurs enfants. Pourquoi alors avons-nous, pour beaucoup, perdu ce désir de nous engager? Sans doute parce que l’engagement présuppose de ne pas garder toutes les options ouvertes (alors qu’il est souvent bien vu de le faire); il demande qu’on se consacre à une personne, à une profession, à une cause; il nous fait vivre des moments plus « plates », moins passionnants, voire astreignants. Ce ne sont pas des mots très à la mode présentement.

Il ne s’agit pas ici de juger négativement les personnes qui, pour toutes sortes de raisons, ont mis fin à leur couple ou ont quitté leur profession. Il y a toutes sortes de raisons – bonnes ou moins bonnes (la pandémie actuelle en est une) qui amènent les gens à devoir prendre des décisions de rupture qui peuvent être parfois de leur fait, parfois non. La vie moderne est complexe et n’est pas toujours propice à favoriser l’engagement sous toutes ses formes.

Alors, si on simplifiait le tout (sans être simpliste)? Dans le domaine professionnel, on constate que l’engagement des employés est directement lié à leur sentiment de bonheur et de satisfaction. En s’engageant, on augmente ainsi les possibilités de donner du sens à sa vie. Que ce soit en faisant nos tâches, toutes les tâches, avec cœur, avec présence. Que ce soit en approfondissant un sujet, un domaine. Que ce soit en prenant soin des personnes qui nous entourent. Chaque petit geste compte, si on le fait avec présence, avec attention, en s’y adonnant. En s’engageant.

Publié sur : https://orientaction.ceric.ca/2021/05/26/lengagement-oui-je-le-veux/

https://co-ross.com/wp-content/uploads/2026/09/article-engagement.jpg 450 750 admin http://co-ross.com/wp-content/uploads/2026/09/logo-co-ross-blanc.png admin2026-09-15 11:53:432026-09-15 16:19:54L’engagement : OUI, je le veux!
Le manque de confiance… est-ce un signe?

Le manque de confiance… est-ce un signe?

septembre 15, 2026/0 Commentaires/dans Articles/par admin

Qui n’a pas eu la désagréable impression que les autres ont toujours confiance en eux et avancent dans la vie sans vivre doute ni angoisse? Qui n’a pas le sentiment d’être au contraire confronté à un manque de confiance chronique? À l’ère des réseaux sociaux, les occasions sont encore plus nombreuses de se comparer et de trouver que les autres avancent dans la vie sans hésiter. Et pourtant… pourtant, le manque de confiance en soi est souvent l’un des premiers éléments mentionnés par les clients lors d’une consultation en orientation.

À l’instar des superhéros qui n’ont peur de rien, on se demande maintenant d’avancer dans la vie sans avoir peur, sans angoisse. Ce qui est secrètement espéré : ne plus ressentir ces émotions désagréables qui nous font douter et, souvent, reculer devant les obstacles. L’orientation n’y échappe pas et se retrouve victime de plusieurs mythes qui ont la vie dure comme, par exemple : si je suis certain de mon choix, je ne devrais pas douter; si cet emploi est pour moi, je ne devrais pas avoir peur; si c’était fait pour moi, la confiance serait au rendez-vous, et ainsi de suite. La liste des mythes reliés à la confiance en soi est assez longue et entretient cette idée de la personne qui avance sans se remettre en question, qui a confiance en elle et en ses capacités et devant qui les obstacles tombent.

Bonne nouvelle : le manque de confiance se soigne. Mais contrairement à la croyance populaire, il n’est pas nécessairement un « signe » que quelque chose n’est pas pour nous.

En fait, notre cerveau peut être très habile à nous jouer des tours. Devant l’inconnu, la nouveauté, l’imprévisibilité, notre cerveau met en branle son arsenal de défense. Si en plus l’égo est menacé, c’est le branle-bas de combat (1Voir à ce sujet le site de Sonia Lupien, Ph.D., qui a développé l’acronyme CINÉ pour illustrer les agents stresseurs qui sont susceptibles d’être activés lorsque le stress s’invite dans nos têtes). L’équation dans notre cerveau est simple : j’ai peur = je ressens des choses désagréables = je fuis. Devant ces sensations et pensées désagréables, notre tête nous dit que notre niveau de confiance n’est pas assez élevé, d’où la fuite. Au final, l’autodiagnostic est le suivant : ce n’est pas pour moi puisque je ressens des émotions désagréables et que j’ai des pensées qui me confirment que n’ai pas assez confiance en moi pour avancer davantage.

Et si, au contraire, il y avait là quelque chose à explorer? À apprivoiser? Mylène Paquette, la navigatrice québécoise qui a fait la traversée de l’Atlantique Nord en 2013, mentionne avoir pensé abandonner son projet tous les jours et toutes les semaines de sa préparation pour son périple. Ainsi, si elle avait écouté ce que sa tête lui disait lors de ces (nombreuses) occasions, elle l’aurait sans doute laissé tomber par peur de ne pas y arriver, par manque de confiance, par peur de l’échec. Alors qu’au contraire, malgré ses discours intérieurs, elle a continué sa préparation et a persévéré dans son projet, avec le résultat escompté (et bien des obstacles surmontés). André Sauvé, l’humoriste, a bien résumé le dilemme en ces mots dans sa capsule humoristique 2 « What is fear » : « The way in is the way out ».

En d’autres mots, pour en sortir, vous devez d’abord « y entrer ». Apprendre à avancer, malgré la peur, malgré le manque de confiance et voir ce qui arrivera par la suite.

L’anticipation négative mène souvent à l’appréhension… qui ne permettra pas d’amorcer l’action. Pourtant, lorsqu’ils s’y mettent, la plupart des gens réalisent que c’était pire dans leur tête, que leur ressenti de manque de confiance était en fait un mélange de peurs (peur de l’inconnu, de la nouveauté, de l’échec, etc.), mais que finalement, au bout du compte, le passage à l’action s’est révélé souvent moins effrayant que ce que leur cerveau avait échafaudé comme catastrophe annoncée.

Comme le dit André Sauvé : « Le problème n’est pas la peur… le problème est que nous ne sommes pas assez curieux ! »

Références

1 Lupien, Sonia : https://sonialupien.com/publications-sonia-lupien/
2 André Sauvé (Mr. Ramesh) : What is fear

Publié sur : https://orientaction.ceric.ca/2021/04/05/le-manque-de-confiance-est-ce-un-signe/
https://co-ross.com/wp-content/uploads/2026/09/article-Le-manque-de-confiance.jpg 450 750 admin http://co-ross.com/wp-content/uploads/2026/09/logo-co-ross-blanc.png admin2026-09-15 11:53:252026-09-15 16:19:31Le manque de confiance… est-ce un signe?
anxiété de performance

L’anxiété de performance

septembre 15, 2026/0 Commentaires/dans Articles/par admin

À différents moments de nos vies, nous sommes confrontés à des embûches, des obstacles, des défis. Que ce soit aux études – avant un examen, lors d’un travail – ou en emploi, les occasions sont fréquentes d’être mis face à nous-mêmes, devant notre performance. Ce sont souvent des moments qui nous permettent d’apprendre sur soi, de vivre des difficultés (voire des échecs), d’y faire face et de se relever.  Toutefois, il semble que dans les dernières années, et ce, de façon exponentielle, autant les jeunes que les adultes expriment vivre une montée de stress et d’anxiété reliée à la performance.

Plusieurs études ont mis en évidence l’augmentation de ce type d’anxiété, surtout chez les jeunes (tous niveaux d’études confondus).

En effet, bien que la plupart des étudiants soient capables de gérer le stress causé par les examens, les évaluations et la charge de travail souvent élevée, pour certains, cela provoque un niveau d’anxiété tel qu’il les empêche de composer avec ce que cela leur fait vivre et cette situation vient ainsi compromettre la poursuite de leurs études.   Qu’est-ce que l’anxiété de performance? Elle est souvent décrite comme une peur intense d’échouer et de décevoir. La personne qui ressent ce type d’anxiété essaiera de tout faire, d’être bonne dans tout, tout le temps. La peur de l’échec, la peur de constater ses propres limites, la peur de ne pas rencontrer ses propres attentes et celles de son entourage sont des éléments qui font partie de ce que peut faire vivre l’anxiété de performance.  Pourquoi ce type d’anxiété est-il si présent? Tout d’abord, il faut constater que l’anxiété sous toutes ses formes est en hausse dans nos sociétés occidentales actuelles. En ce sens, l’anxiété reliée à la performance n’échappe pas à cette tendance. Les causes en sont multiples, notamment le fait que nous évoluons dans une société axée justement sur la performance, avec les conséquences que cela engendre. Au niveau scolaire, la valorisation des résultats est un des premiers facteurs que l’on peut pointer du doigt. Les attentes du personnel enseignant en constituent un autre. Avec la surenchère relative au choix de l’école secondaire et la pléthore d’examens qui font maintenant partie de la réalité des élèves du primaire pour accéder à l’école de leur choix (ou du choix des parents), il est fréquent de voir des enseignants qui, voulant bien faire, contribuent à l’anxiété de leurs élèves en abordant, dès la 5e année, les difficultés associées à ces examens et l’importance de bien s’y préparer. Les parents tombent souvent, eux aussi, dans cette boucle infernale, notamment en payant à leurs enfants des cours de préparation aux examens d’entrée au secondaire. Pas étonnant que les niveaux de stress et d’anxiété, associés à cette étape du cheminement scolaire, augmentent et finissent par causer bien des nuits blanches, autant aux étudiants qu’aux parents (et aux professeurs).   Dans le contexte actuel des choses, bien que les notes aient toujours été importantes pour une majorité d’étudiants à différentes époques, il semble que ce soit encore plus le cas maintenant, si bien que les étudiants résument souvent toute leur personne aux notes. En effet, bien des étudiants avouent être leur pire ennemi, par la pression qu’ils s’imposent à eux-mêmes, sans compter celle imposée par la représentation dans les réseaux sociaux, à laquelle ils sont confrontés quotidiennement

On leur a tellement dit qu’ils étaient beaux et bons et qu’ils pouvaient tout réussir qu’ils tolèrent moins bien les difficultés et les échecs.

Ils ne savent pas comment composer avec ces moments plus difficiles – qui sont pourtant partie prenante de la vie – et ils appréhendent au plus haut point d’y être confrontés. De plus, ils en arrivent à un point tel que le mot « stress » est utilisé pour tout et est automatiquement associé à quelque chose de négatif, comme s’il était néfaste de ressentir du stress. Pourtant le stress est nécessaire dans la vie; il permet, par exemple, à un étudiant de bien se préparer pour un examen. Le stress est problématique lorsqu’il devient chronique.

Les parents ont donc un rôle de premier plan à jouer, puisqu’ils sont les premiers modèles de leurs enfants. Nous sommes à une époque où les parents veulent le mieux pour leurs enfants, ce qui est tout à fait louable. Mais dans le but d’obtenir le mieux pour eux, ils se mettent eux-mêmes une pression qui se transfère éventuellement sur les enfants : choisir la meilleure école, celle qui va permettre à mon enfant d’atteindre tout son potentiel, celle qui va lui permettre d’apprendre plusieurs langues, celle qui va lui offrir plusieurs loisirs, toujours plus haut, toujours plus vite, et ce, dès la petite enfance. Est-ce vraiment cela que l’on veut donner comme modèle à nos enfants? Ces enfants qui seront les adultes de demain, aux prises avec une anxiété de performance qui ne les lâche pas et leur fait, la plupart du temps, craindre l’échec et faire tout pour l’éviter, plutôt que d’accepter que les échecs nous apprennent autant sur nous-mêmes que les réussites.

En constatant à quel point les gens, de nos jours, sont souvent malheureux, souffrants, anxieux, ne serait-il pas nécessaire de se poser des questions sur cette course à la performance que l’on s’impose à soi-même, et que l’on impose à tout un chacun? 

 

Publié sur : https://orientaction.ceric.ca/2021/10/18/lanxiete-de-performance/

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